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Vidéo de gameplay : Need for Speed Hot Pursuit

Une nouvelle vidéo réalisée avec le HD PVR, une séquence de gameplay de NFS Hot Pursuit, bande-son : Pitbull – Back in Time


Test Need For Speed Hot Pursuit – Xbox 360

Après un volet au succès mitigé, Criterion et EA reviennent avec un épisode se voulant comme un retour aux sources, c’est donc un gameplay renouant avec le très apprécié Need For Speed Most Wanted, sorti en 2005, que l’on retrouve. Ce nouveau chapitre pousse cependant le concept encore plus loin et d’une façon bien plus étudiée. Là où, tout au long de la série, l’on retrouve des opus proposant d’échapper aux forces de polices au cours de sauvages course-poursuites, Hot Pursuit est le premier volet permettant d’incarner le « SCPD », le service d’intervention rapide de la police.

Le jeu se découpe ainsi astucieusement en deux voies, la voie des pilotes clandestins, et celle offrant une carrière dans la police en tant que chasseur des dits-pilotes – ce qui n’empêche pas de conduire aussi rapidement et dangereusement qu’eux. L’écran de jeu prend alors la forme d’un territoire où des épreuves exclusivement réservées à l’un ou à l’autre des deux côtés de l’histoire sont disponibles. Remporter ces épreuves permet de progresser en réputation pour les pilotes de rues, et dans la hiérarchie lorsqu’on joue du côté police. Les deux arbres de progressions sont indépendants mais fonctionnent exactement de la même manière : mieux on réussit l’épreuve – en arrivant premier plutôt que second ou encore en interceptant le suspect en un temps réduit – plus on progresse vite. La progression est rythmée mais se corse au fur et à mesure que l’on avance, ainsi les 5 premiers paliers sont plutôt aisés à franchir, mais l’avancée sera de plus en plus longue, et il faudra jouer de façon assidue pour décrocher le niveau 20, le dernier.

Cette progression est motivée par le fait que chaque palier franchit permet de débloquer de nouveaux bolides, toujours plus chers, toujours plus rares, et toujours plus rapides. Mais afin de conserver le challenge à la hauteur, les épreuves se font également de plus en plus ardues, les adversaires disposent de véhicules toujours plus puissants tandis que les forces de police accroissent en nombre et en agressivité. La liste des véhicules à débloquer est substantielle, assurant une variété appréciable et un plaisir de la découverte, comme lorsqu’on se met à piloter pour la première fois une Lamborghini Murcéliago tout juste déverrouillée. Les marques sont nombreuses et prestigieuses, tout autant que les modèles ; un aperçu non exhaustif : Porsche Spyder, Chevrolet Camaro SS, Nissan 370Z, Audi TT RS, Jaguar XKR, Maserati Gran Cabrio, Aston Martin DBS, BMW M6, Mercedes-BEN AMG SL5, ou encore des bijoux comme la McLaren F1 et la rarissime Bugatti Veyron. Un parc automobile vaste et sublime qui forme un grand point fort du jeu, proposer une si large étendue de modèles choisis avec pertinence est assez rare, là où le dernier Gran Turismo aligne certes un millier de véhicules, mais combien d’entre eux sont dispensables ?

Les défis à remporter sont nombreux et variés, de plus le fait de pouvoir progresser à la fois dans la carrière de pilote et dans celle de policier permet d’éviter davantage encore la monotonie. L’on trouve ainsi des courses tout ce qu’il y a de plus classique pour les pilotes, mais encore des duels plus compliqués ou des épreuves de course-poursuite, et le plus souvent les forces de l’ordre s’en mêlent et en plus de chercher à passer enfin devant cette satanée Porsche 911 Turbo S il faut également éviter les queues-de-poisson assassines de la Shelby du shérif local. Cette marque de fabrique de la série Need for Speed permet de la distinguer des jeux de course « classiques » comme Gran Turismo, Project Gotham Racing ou encore Forza Motorsport.

Un autre point caractéristique des NFS est la conduite très typée arcade qu’ils proposent, ici les virages ne se négocient pas au millimètre près et le freinage est bien plus aisée à doser que dans un Gran Turismo par exemple. Cette accessibilité est voulue, les joueurs cherchant une simulation pure et dure ne trouveront pas leur bonheur ici, mais cette approche permet de proposer un jeu bien plus dynamique et accessible, tout le monde peut apprendre assez rapidement à piloter suffisamment bien pour voir le bout du jeu. Les courses se déroulent ainsi de manière endiablée, au rythme des poussées de nitro et des chocs de tôle. Une barre de boost à la Burnout est en effet disponible, se rechargeant au gré de la dangerosité de votre conduite – conduites à contre-sens, à très grande vitesses, ou emprunt de raccourcis cahoteux sont ainsi à privilégier – elle permet d’accélérer très rapidement afin de dépasser un concurrent ou d’éviter le pare choc d’une Mustang du SCPD lancée à 300km/h. La conduite est d’autant plus stimulante que de nombreux détails en augmentent le réalisme, ainsi le jeu gère les dégâts de la carrosserie, qui tombe en lambeaux au fil de vos impacts avec les éléments de décor et surtout les concurrents, ne se gênant pas pour s’appuyer sur vous dans les virages. Vous pouvez même être mis hors-course si vous prenez une trop forte quantité de chocs. Dans le même ordre d’idée, l’aileron, sur certaines voitures, se déploie bien à partir d’une certaine vitesse, pour s’abaisser encore au fil de la montée en vitesse. Ce sont ce genre de détails qui font l’expérience de jeu.

Le joueur est ainsi immergé grâce à un aspect plastique réussi, le jeu présente globalement bien niveau graphismes, sans attendre toutefois la finesse d’un Gran Turismo 5. Les voitures surtout sont bien modélisées, de même les impacts, bris de vitre et trainées métallique sur la peinture sont crédibles. L’effet de vitesse s’avère efficace, et foncer à 380km/h sur une chaussée large de 5 mètres, au volant d’une McLaren F1, laisse le joueur admiratif autant qu’inquiet en s’imaginant le prochain virage. Les arrière-plans sont bien détaillés et apporte une sensation de profondeur bienvenue. L’immersion est encore renforcée grâce au travail sur le son, les rugissements de moteur sont puissants, sans être exceptionnellement détaillés, et l’environnement sonore est soigné ; le son de la pluie battant sur la route est par exemple très convaincant. La bande-son du jeu est fidèle à ce que propose souvent EA dans ses jeux automobiles ou de sport, c’est-à-dire typée américaine et relativement variée, on retrouve ainsi dans ce NFS de la power pop, du rock, mais aussi de la house ou du R’n’B.

L’expérience de jeu profite, en plus d’une forme satisfaisante, d’un fond également appréciable. Les développeurs se sont montrés assez imaginatifs pour apporter encore un peu de nouveauté dans ce genre saturé qu’est le jeu de course. Durant les épreuves on profitera ainsi de gadgets, accessibles tant aux pilotes qu’aux policiers, permettant de renverser certaines situations. On peut ainsi lâcher une herse pour ralentir son poursuivant, brouiller les systèmes électroniques afin d’empêcher les forces de l’ordre d’utiliser leurs propres outils, ou encore envoyer un hélico ou commander un barrage routier lorsqu’on joue du côté SCPD. Le gameplay côté policier est d’ailleurs jouissif car la majorité des missions demandent d’intercepter par tous les moyens une bande de pilotes underground, ceux-ci tentent de vous échapper tandis qu’une barre de vie s’affiche au-dessus d’eux. Les percuter à pleine vitesse alors qu’ils tentent de négocier un virage ou encore les dépasser d’un coup de boost pour lâcher une herse cloutée juste devant eux ne sont que quelques-unes des techniques à adopter pour les immobiliser (souvent avec maint tonneaux et gerbes d’étincelles). Même si, au fond, la technique du rentre-dedans peut s’avérer monotone au bout de quelques heures, on préférera alors employer astucieusement les barrages, impacts électromagnétiques et autres hélicoptères. D’autant plus que tous ces outils offensifs évoluent au fil de votre assiduité de jeu, l’on dispose alors par exemple de barrages encore plus difficiles à percer ou d’hélicoptères avec plus de carburant.

Hot Pursuit cherche ainsi par de nombreuses voies à faire sentir au joueur sa progression, ce qui passe par tout un tas de fonctionnalités autour du jeu. Au-delà des voitures à débloquer, des médailles à gagner en épreuves, ou encore des gadgets à faire évoluer, le jeu dispose d’un fort aspect social, pour peu que la console soit connectée au réseau. Les temps de vos amis s’affichent ainsi en temps réel, un plus très stimulant qui pousse à se dépasser pour battre leurs records, surtout que cela amène un bonus de progression en fin de course si l’on y arrive. Il est possible de prendre des photos en plein jeu puis de les partager avec vos contacts, ou encore de poster un message sur leur « mur » (merci Facebook) afin de les avertir lorsqu’on bat un de leurs records. Le jeu propose également de nombreux modes multijoueurs, où l’on peut poursuivre de véritables pilotes humains, ou se faire chasser par un joueur au volant d’une Lamborghini du SPCD. Pour intensifier encore l’expérience de jeu, NFS propose, à côté de tout cet aspect social bienvenu, un côté descriptif bien amené. Ainsi avant une course, au moment de choisir sa voiture, une voix-off en retrace la courte genèse, toujours appréciable et instructif !

Ce nouveau Need for Speed s’avère être un bon cru, un gameplay étudié desservi par une bonne technique et un contenu très riche font de ce Hot Pursuit un jeu de course accessible et plaisant à la fois. La durée de vie s’avère très bonne, entre les nombreuses épreuves, l’aspect social et le mode multijoueur (malheureusement il est impossible de jouer à plusieurs sur la même console, c’est la rançon du développement du jeu en ligne), vous avez de quoi être tenu de longues heures en haleine. Les voitures, nombreuses et prestigieuses, achèvent de donner ses lettres d’or à un jeu réussi,à éviter toutefois pour les puristes du pilotage en raison d’un côté arcade assez assumé.

Trailer du jeu :

Piste tirée de la bande-son :