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Kung-Fu Panda 2 – Jennifer Yuh Nelson

 Dreamworks nous offre un nouveau volet des chinoiseries du panda castagneur, Po est de retour pour sauver l’art de Bruce Lee ! Alors, le divertissement est-il à la hauteur de l’engouement que suscita le premier opus ?

Après avoir appris l’art martial du kung-fu auprès des « Cinq Cyclones » et défendu sa vallée face à Tai Lung le félin, Po va devoir faire face à Shen, le paon aux airs de dictateur équatorial. Le volatile, quelque peu psychotique, veut détruire le kung-fu avec ses canons tout juste crées et encore jamais vus. Les maîtres guerriers se dressent face à sa quête de domination de la Chine dans ce second Kung-Fu Panda. Shen, prince impérial, a reçu de la divinatrice de la cour la prédiction qu’il serait vaincu par un guerrier fait de noir et de blanc. Pour devancer le destin, il décida d’éradiquer tous les pandas en levant une armée. Chassé par ses parents pour ce crime, Shen tente de conquérir le trône par la force et la tyrannie.

Le nouveau film d’animation de Dreamworks est une véritable invitation au voyage. Les images foisonnent de couleurs, les animations sont superbes, la technologie ne cesse de desservir l’immersion afin de créer un monde féerique. Pour une fois, la 3D s’avère un bon choix, bien qu’assombrissant toujours notoirement l’image, car appliquée aux films d’animation, donc par définition fait intégralement d’images fabriquées, cette technologie trouve plus de légitimité et dispose d’un champ d’action plus large car n’étant pas limité par « l’effet de réel » qu’apportent de vrais acteurs et des décors réels. Bien souvent dans les films traditionnels, la 3D ne fait que nuire à la lisibilité de l’image et se trouve bridée par une obligation de réalisme, toutes ces barrières tombent dans le cadre d’un film d’animation, c’est peut-être là que cette nouvelle technologie trouvera d’ailleurs sa vraie raison d’être et son aboutissement.

La trame scénaristique s’avère basique, une quête à remplir pour le groupe de héros. Mais le suspense est étonnamment de la partie, à plusieurs reprises on pense réellement voir échouer les six acolytes combattants. Le « méchant » du film, Shen, est paradoxalement haïssable et pathétique. Repoussant un manichéisme fréquent, le film parvient à nous faire voir Shen comme un être toujours proche de la rédemption, presque victime de lui-même, quasiment schizophrène tant il semble s’acharner à repousser des remords qui sans cesse pointent en lui.

Les scènes de bagarre sont très bonnes, le long-métrage aux inspirations asiatiques y puise également l’art de la mise en scène dans le domaine de l’action, les héros virevoltent, frappent de toute part, et sans violence exacerbée. Le spectacle reste avant tout humoristique et destiné à un public large incluant donc les enfants. L’humour est d’ailleurs omniprésent, et bien heureusement, efficace. Les répliques fusent rapidement, et le panda s’avère aussi redoutable bouffon qu’excellent combattant. Quelques scènes « flash-back » laissent d’ailleurs voir un jeune Po aussi mignon qu’une peluche Toys’r us. Et la salle ne manque pas de souffler lorsque le panda, s’apprêtant à lancer son chapeau censé découper des chaînes d’acier distantes d’une centaine de mètres, en criant « Le disque libérateur de la Justice ! », se détourne honteusement en voyant son chapeau tomber avec mollesse à deux mètres de lui.

L’émotion reste tout de même présente, et savamment distillée entre deux doses d’humour pour éviter un ton grave hors-de-propos. C’est ainsi que Po en apprendra plus sur ses origines, ou que Shen tentera vainement de détourner son destin. Flirtant alors entre de nombreux registres, Kung-Fu Panda 2 sait éviter l’ennui et assurer de bonnes sensations au public. Et comme souvent, le public touché est large ; que ce soit un public jeune, enchanté par la féerie des images, la bouffonnerie des personnages et le combat entre le bien et le mal, qu’un public plus âgé auquel le dépaysement apporte un saladier d’air frais bienvenu et que l’humour ne laissera pas -espère-t-on- de marbre.


La bande-son est signée Hans Zimmer (encore lui) et John Powell. Sans disposer de pistes exceptionnelles, elle distille une ambiance orientale bien en accord avec l’esprit du film, les scènes d’action sont dynamisées par les compositions tandis que des airs plus aériens laissent la place à la rêverie ou au drame quand le moment vient. Signalons le fait que les voix en version originale sont bien plus intéressantes puisqu’on retrouve alors Jack Black derrière Po, ou encore Angelina Jolie, Dustin Hoffmann, Jackie Chan et Jean-Claude Van Damme ; ceci dit la version française reste agréable.

Un bon divertissement donc, à même de plaire à tous les publics sous réserve qu’on y aille dans le but de s’évader, ce qui est bien le rôle du divertissement.

Trailer du film :

Piste tirée de la bande-son :

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