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Technique photo

Tutorial vidéo : Lightroom, 3

Un petit tuto rapide de retouche, sous Lightroom 3 et conversion noir et blanc avec Silver Efex Pro.

Bande-son : Jamiroquai.


La mesure de l’exposition

L’intégralité des reflex numériques intègre des solutions de mesure  et d’analyse de la scène pour ensuite choisir automatiquement des paramètres d’exposition (une petite pensée pour nos ancêtres et leurs spotmètres à main).

Nous allons détailler comment fonctionnent ces différents modes de mesure et comment les utiliser. On en retrouve généralement trois sur la plupart des reflex, n’étant pas un fin connaisseur de Canon, Nikon et Sony, je me bornerai à présenter les modes communs à toutes les marques.

Le mode le plus universel et qui est propre à l’ère numérique est celui de la mesure intégrale, mesure multi/zones ou que l’on retrouve sous d’autre appellations encore. C’est un mode de mesure intelligent qui analyse l’intégralité de la scène que vous visez, qui la reconnaît, l’interprète, et la compare à sa base de données qui contient des milliers de situations de prises de vue préétablies. Il choisit une situation dans sa banque qui correspond le plus à la vôtre et applique automatiquement les réglages d’exposition : ouverture, vitesse et sensibilité, en pondérant selon vos propres réglages si vous êtes en mode priorité à l’ouverture ou à la vitesse.
C’est un mode très utile et utilisée qui se trompe rarement, on peut lui faire confiance dans environ 90% des situations. Mais voilà, c’est un mode porté sur l’automatisme et donc, tout comme les modes automatiques des reflex, il a des limites et la plupart des puristes ne jurent que par le mode spot. Par exemple, un fort contre-jour le faussera, même si des progrès continuent à être inscrits dans ce domaine, un fort soleil sur le sable ou la neige (surface à fort pouvoir de réflexion), lui fera sous-exposer l’image. De manière générale, dans toutes les conditions atypiques et/ou difficiles, il aura un peu de mal. Néanmoins pour toutes les situations normales, il est relativement digne de confiance, photo de famille etc.

Vient ensuite la mesure à prépondérance centrale, qui figure le milieu entre la mesure intégrale et la mesure spot. La mesure à prépondérance centrale analyse plus particulièrement le centre de l’image, tout en prenant en compte le reste du cadre. Adaptée au portrait, à la macro, à toutes les situations où la photo se concentre sur un sujet précis et qui n’occupe pas tout le viseur.
On veillera cependant à connaître ses limites, car comme elle prend en compte une assez large zone au centre de l’image, elle peut très bien être trompée par un contre-jour juste derrière le visage du modèle, ou encore par un fond trop blanc ou trop noir.

Ce qui nous amène à la méthode la plus pure : la mesure spot. Elle ne s’intéresse exclusivement qu’au point précis où vous visez, il faut donc se caler sur le collimateur central de l’autofocus. Et même, la mesure spot prend encore moins de surface en compte, environ 1% de l’image. Elle est totalement aveugle au reste, ce qui en fait la méthode la plus précise mais également la plus difficile à prendre en main. En effet, il faut apprendre à voir comme votre reflex afin de comprendre comment il calcule l’exposition et donc où visez pour obtenir l’exposition que vous voulez avec la mesure spot. Principalement utile en portrait, en photo de spectacle, c’est une méthode qu’il est bon d’utiliser à loisir afin d’accroître ses connaissances en termes d’exposition.
En portrait on veillera donc à faire la mesure spot sur un coin de la peau exposé de façon moyenne, pas un bout de joue au soleil ou le recoin de l’oreille plongé dans l’ombre, sous peine de se retrouver avec une photo sur- ou sous-exposée. Il faut toujours viser un point qui représente la luminosité moyenne du sujet principale de l’image, tout du moins si l’on recherche une exposition « normale ». La mesure spot oblige à pratiquer le « viser-décentrer », pratique qui consiste à viser un endroit pour y faire le point et/ou la mesure d’exposition avant de recadrer l’image de façon définitive. Le coup de main s’acquiert vite et se révèle vite une technique incontournable pour qui veut soigner l’exposition et la mise au point sur ses images.

Même si la mesure spot peut faire peur, il faut se dire qu’elle peut servir de méthode précise pour la première image et qu’ensuite, si la situation de prise de vues ne change pas, on peut facilement passer en mode Manuel afin de conserver les mêmes paramètres que pour la première image, ce qui fait gagner du temps. Je procède ainsi pour une séance de portrait, vu que je travaille en lumière artificielle, la luminosité ne va pas varier de la première à la dernière image. Il suffit donc de soigner l’exposition sur la première prise de vue, de mémoriser les réglages et ensuite d’oublier ce paramètre pour se concentrer sur la prise de vues en elle-même.

Les capteurs des appareils photos servant à effectuer cette mesure de l’exposition ne cessent d’évoluer. Multiplication du nombre de zones prises en compte dans l’image, inclusion de l’analyse des couleurs de la scène pour un calcul plus fin, capteur alternatif de plusieurs milliers de pixels dédié exclusivement à cette tâche sur les meilleurs boîtiers. Les progrès dans ce domaine n’ont pas fini de faciliter la vie des photographes.

En attendant, pour qui recherche la simplicité, la mesure intégrale reste un bon moyen d’obtenir une majorité d’images bien exposées. Ceux qui préfèrent avoir un total contrôle sur leur production préféreront la mesure spot. Néanmoins, la puissance des logiciels actuels et la flexibilité du format RAW offrent de telles capacités de réglages en post-production qu’une petite erreur d’exposition reste aisément rattrapable (attention à ne pas cramer les hautes valeurs pour autant !).

Quelques photos pour illustrer les différentes façons de calculer de ces modes de mesure.

La première illustre la mesure intégrale en action sur un sujet simple et des conditions peu compliquées : pas de gros contrastes, sujet principal se détachant du fond etc. L’exposition est bonne :

Ensuite, deux images pour illustrer une fonction disponible sur les reflex Pentax experts : la possibilité de lier la mesure intégrale au choix du point AF, ce qui en fait transforme la mesure intégrale en mesure spot non pas sur le centre de l’image, mais sur le point AF choisi (qui peut donc bien sûr être celui du centre).
La première image est prise avec cette fonction activée, la mesure intégrale ne se fait pas piéger mais elle ne calcule plus vraiment comme une mesure intégrale :

Et la seconde image, là sans la fonction spéciale, vous voyez comment la mesure intégrale a privilégié le blanc lumineux de la façade en arrière-plan, même si le sujet principal prend une bonne place dans l’image :

Ensuite, le mode de mesure à prépondérance central, sur la première situation, le résultat est sensiblement le même qu’avec la mesure intégrale (un peu plus lumineux ceci dit), mais cette méthode de mesure se fait piéger exactement de la même manière que la mesure intégrale sur la deuxième situation :


Enfin, la mesure spot qui ne se trompe jamais tant qu’on vise au bon endroit :



Remarquez que comme j’étais en mode Av (priorité ouverture), et que j’avais fixé les ISO manuellement, l’appareil n’avait le droit que de changer la vitesse d’obturation pour modifier la quantité de lumière frappant le capteur. C’est pourquoi toutes les photos sont à f/4 et ISO 400.


Technique photo : les bases.

Comme il ne fait jamais de mal de revoir (ou d’apprendre) les bases, j’entame une série d’articles  techniques sur la prise de vue en photographie. Pour commencer donc, le B.A.-BA du photographe, j’ai nommé le trio ouverture-vitesse-sensibilité.
Le but du photographe, dans un premier temps, est d’obtenir une exposition correcte sur son image. C’est-à-dire qui reflète la luminosité réelle de la scène. Pour cela, en plus des différentes façons de mesurer la lumière (que nous verrons dans un prochain article), il faut jouer sur les trois paramètres de contrôle qui nous sont offerts : le réglage de l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation, et la sensibilité ISO du capteur. Détaillons ces trois points :

L’ouverture désigne la valeur d’ouverture du diaphragme que comprend l’objectif attaché au boîtier. Tout objectif comporte ce diaphragme, qui se ferme au moment de la prise de vue afin de laisser passer une quantité de lumière donnée. Plus l’ouverture est basse, plus le diaphragme est grand ouvert (une ouverture de f/1 désigne un diaphragme ouvert au point d’atteindre le diamètre des lentilles, ouvert totalement donc.). A l’opposé, une valeur d’ouverture haute indique un diaphragme peu ouvert (f/8 par exemple). Pour comprendre le phénomène, il suffit d’utiliser la fonction de contrôle de la profondeur de champ disponible sur la plupart des reflex, elle simule la fermeture du diaphragme sans prendre de photo. Fixer une valeur d’ouverture haute – comme f/8 ou f/11 – et utiliser cette fonction assombrit fortement le viseur. Ainsi, plus le diaphragme est ouvert, plus la quantité de lumière qui atteint le capteur est haute, un objectif ouvert à f/2.8 laisse rentrer deux fois plus de lumière qu’un ouvert à f/4.
D’ailleurs, la visée se fait constamment à ouverture maximale, c’est un des avantages à avoir un objectif lumineux, plus son ouverture est grande, plus l’image que vous aurez dans le viseur sera claire.
Un autre point important qui dépend en partie de l’ouverture : la profondeur de champ, nous détaillerons ce point plus précisément dans un autre article, mais sachez que plus l’ouverture est grande, à focale égale, plus la profondeur de champ est courte. Plus prononcé donc sera le flou d’arrière-plan,  ou le « bokeh » comme on l’appelle.

La vitesse d’obturation indique combien de temps le capteur reste exposé à la lumière avant que l’obturateur ne le cache. Logiquement, plus le capteur reste exposé longtemps, plus la quantité de lumière qu’il reçoit est élevée. Ainsi, une photo prise au 1/90ème de seconde reçoit deux fois moins de lumière qu’une prise au 1/45ème de seconde.
Dans ce domaine, une règle fait office d’étalon, on admet généralement que la vitesse d’obturation ne doit pas être inférieur à environ « 1/la longueur focale utilisée ». Ainsi il vaut mieux ne pas prendre une photo prise au 50mm à moins de 1/45ème de seconde. Néanmoins, les différents procédés de stabilisation de la prise de vue changent ce calcul, que ce soit la stabilisation de l’objectif ou par le capteur (chez Sony, Pentax). Clamant faire gagner jusqu’à quatre valeurs de vitesse, ce qui rendrait possible une photo nette à 50mm au 1/10ème, ces systèmes s’avèrent dans la pratique plutôt capables de faire gagner de deux valeurs en moyenne à trois pour les plus performants (typiquement, les dispositifs de stabilisations des longs objectifs télézooms). Il faut néanmoins remarquer que, chez Canon ou Nikon, à moins de disposer d’un objectif stabilisé, il faut bien veiller à respecter la règle énoncée plus haut. Tandis que chez Pentax et Sony, les objectifs sont tous d’emblée stabilisés car c’est le capteur qui l’est. Néanmoins, la stabilisation par objectif a un avantage : l’image que vous avez dans le viseur est stabilisée également, une différence palpable sur les longues focales.
Enfin, la sensibilité ISO désigne la valeur d’amplification du signal du capteur. Je sais, c’est technique. Nativement, la plupart des capteurs de reflex ont une sensibilité ISO de 100 (200 pour quelques-uns). Un amplificateur de signal numérique permet d’augmenter la sensibilité du capteur afin d’amplifier la lumière reçue, ainsi, à ouverture et vitesse égale, une photo prise à ISO 200 dispose de deux fois plus de lumière qu’une autre prise à ISO 100. En revanche, cette amplification du signal a un coût, un signal trop amplifié génère du « bruit », qui se présente sous forme de grains venant détériorer la qualité de l’image. Le bruit se distingue en deux catégories : le bruit de luminance,  assez proche du « grain » des pellicules et peu gênant, et le bruit chromatique, beaucoup plus visible car sous formes de grains violets, roses, rouges etc. Dans les pires des cas on trouve des phénomènes de « banding », c’est-à-dire que le grain s’organise en motifs géométriques, souvent en bandes, ce qui le rend encore plus flagrant. Le phénomène de dégradation de qualité en parallèle à l’augmentation de l’intensité du signal se retrouve dans d’autres domaines : pousser un ampli de guitare dans ses retranchements le fera crachoter par exemple.
A l’heure actuelle, les performances des capteurs ont atteint de tels sommets en termes de sensibilité et d’élimination du bruit qu’on ne voit pas trop qu’attendre comme améliorations de ce côté-là. On peut toujours rêver d’une sensibilité ISO de 102 400 (présente entre autres sur le Nikon D3s et le Canon EOS 1D Mark IV) démocratisée et propre comme du ISO 100, mais les lois de la physique sont incontournables. En 2011, n’importe quel reflex milieu de gamme fournit des images exploitables à ISO 3200, voire 6400. Des performances bien au-dessus des besoins de Mr-tout-le-monde.

Voilà pour les précisions techniques sur ces trois paramètres. Tout l’art de l’exposition est de parvenir  à choisir le meilleur compromis entre ces trois réglages en fonction de la scène à photographier. Idéalement, on prendrait tous nos photos à ISO 100, 1/250ème de seconde et f/8 (valeur à laquelle la plupart des objectifs offrent un pouvoir séparateur maximal). Mais voilà, cela n’arrive presque jamais, et tant mieux. Tout est une histoire de choix, et bien entendu, une fois que l’on dépasse le simple d’aspect technique de la prise de vue, une histoire d’affirmation artistique. Certains chercheront délibérément la présence du bruit, aimant la texture que cela donne à l’image, ou prendront toutes leurs photos à ouverture maximale, afin de limiter l’aspect trop nette des images numériques. Voyons maintenant, en situation, comment définir ces trois réglages essentiels en fonction du sujet et des conditions de prise de vue, et quels sont leurs effets concrets sur l’image définitive.

Choisir une valeur d’ouverture n’est en général pas très compliqué, si, comme moi, vous ne passez pas votre temps à examiner vos images agrandies à taille réelle sous Photoshop (occupation grandement prisée sur les forums photos), vous utiliserez l’ouverture maximale de votre objectif la plupart du temps, et f/8 (ou plus, pour les poses longues par exemple) pour les photos sur pied et de paysage. Bien que je n’utilise vraiment f/8 que sur pied.
Laissez-moi détailler mon raisonnement. Comme tout est une affaire de compromis dans l’exposition, il faut définir quel paramètre est le moins susceptible de dégrader ma qualité d’image.  Vouloir récupérer de la lumière en augmentant le temps de pose présente le risque d’obtenir un flou de bougé (l’appareil bouge pendant la capture, imprimant le mouvement à toute l’image et la rendant inutilisable car floue) ou même le flou du sujet s’il mobile. Augmenter la sensibilité ISO dégrade automatiquement la qualité de l’image, le micro-contraste et les détails fins se perdent, les couleurs sont dégradées, bref là encore un paramètre à manier avec précaution. Tandis que la seule chose que l’on risque en ouvrant au maximum son objectif, c’est de perdre un peu de piqué (netteté de l’image) et, au cas où on ne sache pas correctement utiliser l’autofocus, faire une mauvaise mise au point. Mais voilà, tentez de distinguer une photo prise à f/8 d’une autre prise à f/2.8 sur Facebook, Flickr ou n’importe quel forum photo et vous verrez bien. De même en comparant deux tirages 10*15, même en 20*30 d’ailleurs. La perte de netteté n’est pas assez significative pour être un facteur limitatif. Donc allez-y, ouvrez grand vos diaphragmes ! Et si votre image passée à la loupe sous Photoshop vous fait mal au cœur/aux yeux, envisagez alors sérieusement une carrière de graphiste car s’amuser à coller le nez sur des pixels est, pour le coup, la principale occupation de ces gens-là. La loupe de Photoshop (ou ailleurs…) n’est là que pour vérifier la « potabilité » de votre mise au point, rien de plus. Ou aussi si vous voulez vous extasier sur la qualité de votre Canon L 85mm f/1.2  à rendre fidèlement l’espace entre les cils du modèles, mais c’est un autre débat.
En revanche, pour tirer un 4/3 pour une affiche publicitaire de mode, là il vaut mieux fermer de façon à obtenir le maximum de piqué possible. Et de façon général, c’est la chose à faire lorsqu’on dispose de la quantité de lumière et/ou du temps nécessaire. Mais seulement lorsqu’il n’y aurait autrement pas eu à augmenter la sensibilité ISO ou à réduire le temps de pose ! Le f/8 est un luxe à utiliser dans des conditions photographiques luxueuses, pose longue sur trépied, éclairage de studio etc.
Un autre avantage de l’utilisation des grandes ouvertures est leur faculté à générer des profondeurs de champs très courtes extrêmement photogéniques dès lors que votre sujet se trouve éloigné de l’arrière-plan. Typiquement, en portrait, utiliser une grande ouverture permet de noyer l’arrière-plan dans le flou afin d’attirer l’attention sur le modèle. Le contraste attire, et le contraste net/flou de ce genre d’images n’échappe pas à la règle. De même en photo de spectacle (concert/danse/théâtre), au-delà du fait que la faible lumière disponible lors de ce genre d’évènement amène de toute manière à ouvrir un maximum le diaphragme, cela permet de cacher le fond de la scène, ou les autres danseurs derrière le sujet principal. En revanche, ces conseils sur l’ouverture ne sont pas valables pour certains genres photographiques, ainsi la gestion de l’ouverture est complètement différente en macrophotographie.

Voici deux images illustrant la différence entre f/2.8 et f/8. Notez la courte profondeur de champ à f/2.8 (les boîtes en plastique sont estompées en arrière-plan etc.), et la netteté à f/8 (cliquez pour agrandir l’image).

 

 

 

La vitesse d’obturation est un paramètre délicat, mais seulement lorsque les conditions sont difficiles. En règle générale, une vitesse de 1/125ème permet d’obtenir une image et un sujet net sur tout type de focales. Bien entendu, la photo de sport et la photo animalière ne sont pas à considérer comme remplis de situations « généralistes ». Avec un objectif ou capteur stabilisé, la liberté est assez élevée, et prendre une photo à 20mm au 1/8ème est souvent possible, pour peu d’être stable et pas trop nerveux. En portrait, il vaut mieux ne pas descendre en dessous de 1/60ème, j’ai déjà travaillé au 1/30ème mais les déchets sont présents dans ce cas. On favorisera bien entendu des vitesses plus élevées dès lors que l’on dispose d’assez de lumière (flash cobra, soleil etc.). De même pour la photo de danse, tout dépend des images recherchées mais basiquement on préférera figer le mouvement de la danseuse, ce qui nécessitera donc une vitesse élevée.
La vitesse d’obturation est le paramètre qui a le plus d’impact sur l’image. Il est beaucoup utilisé à des fins artistiques : poses longues, light-painting, poses de 12 heures pour observer le mouvement du cosmos et j’en passe. Comme il prend appui sur le temps, c’est un réglage qui a un énorme pouvoir, avec un pied et quelques filtres de densité neutre, on peut faire beaucoup de choses.

Deux images pour montrer la différence entre deux valeurs de vitesse, celle au 1/45ème est tout ce qu’il y a de plus nette, tandis qu’en ayant défini une vitesse d’1/3 de seconde pour l’autre image, on remarque le flou qui s’est imprimé à toute l’image, et là encore j’étais plutôt stable.

 

 

La sensibilité ISO maintenant, paramètre commercial par excellence alors que Jackie et Roberte ne passeront jamais la barre des ISO 400 puisqu’ils s’amusent à sortir le flash dès qu’on est plus en extérieur entre 11 et 15h. A chaque nouveau reflex, le glas tombe, désormais un appareil incapable de gérer correctement le bruit à ISO 3200 est la risée du Web. Bien, sans mésestimer l’importance de la sensibilité du capteur, il faut savoir remettre les choses dans leur contexte. Dépasser ISO 800 est rare pour la plupart des utilisateurs, pourquoi ? Car ils pratiquent la photo en extérieur, en journée, et si ce n’est pas le cas, au flash. Quoi qu’il en soit, avec un appareil ayant moins de deux ans, on peut aisément s’aventurer jusqu’à ISO 3200, et encore plus pour les tous derniers modèles (sans parler des reflex pro qui fournissent allègrement des images très propres à ISO 12 800, comme le 5D Mark II).
La situation est donc assez simple, quand on a assez de lumière, on se cantonne à ISO 100 pour des détails maximaux et des couleurs sans dégradation, et sinon, les performances des boîtiers actuels alliées aux progrès des logiciels dans le traitement du bruit font que les rares cas où la sensibilité restait une limite n’existent quasiment plus. Pour les photos de nuit, on peut s’offrit de bons trépieds aux alentours de 100 euros, pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard (ou les flashs cobras).

Là encore, deux images pour montrer l’impact de la sensibilité, une à ISO 1600, encore relativement propre pour un appareil qui a plus de 3 ans (Pentax K20D), et une à la valeur maximale du boîtier, soit ISO 6400, on remarque bien le grain dans les zones sombres et le « banding » dans le coin supérieur gauche.

 

 

Voilà, n’hésitez pas à réagir, pester, poser des questions et à bientôt pour de nouveaux articles sur la technique photo.