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Test Unreal Tournament 3 – Xbox 360

Je vous présente Unreal Tournament 3 sur Xbox 360, sorti le 4 Juillet 2008. Ce FPS pur jus a été développé par le studio Epic Games, qui avait déjà pondu l’excellent Gears of War sur la même console en 2006, un jeu qui révélait au public la nouvelle mouture du moteur graphique du studio, l’Unreal Engine 3 qui est également utilisée dans ce jeu. Unreal Tournament 3 a t-il su renouveler la série ou se contente t-il d’être une vitrine technologique ?


S’il y a bien une chose qu’on peut reprocher à cet Unreal, c’est bien sa platitude, ne cherchez pas, il n’y a aucun élément de background intéressant, que ce soit chez les personnages, dans les lieux ou dans le « scénario » du mode campagne. Le joueur évolue dans un univers futuriste, sûrement car dans le futur, nos successeurs éclairés ont su inventer toute sorte d’engins de mort à même de donner du plaisir à tout vétéran blasé des FPS. Le jeu nous propose même un mode campagne ! Pour vous donner un exemple à titre de comparaison, ce serait un peu comme si on mettait un mode « histoire » dans Counter-Strike. Donc on se dit « Chouette, ce jeu n’est pas qu’un exutoire virtuel où on tue des gens par lots de 10, ça peut être intéressant… »… Mais en fait, non.

Le mode scénario se résume à une suite de missions, que les développeurs ont eu la bonne idée de faire apparaître sur une map-monde pour illustrer les lieux où se dérouleront vos joyeuses tueries, peut-être pour donner une impression de profondeur ??

Quoi qu’il en soit, le pseudo-scénario du jeu tiendrait sur une antisèche pour examen de français, je vais essayer de vous le résumer : méchants pas beaux veulent tuer gentils parce qu’ils sont méchants, alors les gentils plus forts que les autres gentils vont aller botter les fesses des méchants, en plaçant des vannes bien senties à chaque cinématique. La progression est découpée en 5 actes (c’est fou, on n’a vraiment l’impression d’être dans le mode histoire d’un FPS classique !), mais la seule chose qui change entre chaque acte, c’est le type d’ennemis affronté. Dans l’univers Unreal, les différentes factions sont : Les Ronin, la faction pour laquelle vous combattrez durant la campagne, l’Iron Guard, les hommes-bêtes des Krall, les grands méchants Necris ainsi que les robots de la Liandri. Cette variété d’ennemis permet au moins de ne pas s’ennuyer lorsqu’on avance dans la campagne, même si le schéma des matchs reste identique tout au long de l’aventure.

Pour résumer, l’univers d’Unreal Tournament 3 ne s’embarrasse pas de fioritures et se contente du strict minimum, à savoir un background crédible, sans plus. Au moins cet aspect ne vient pas empiéter sur le gameplay. Il faut aller chercher au niveau des armes et des cartes pour trouver du sang neuf ! Dans cet opus on dispose de 11 armes, venues pour la plupart des anciens épisodes, tels le Fusil Shock ou le lance roquettes tri-tubes, ainsi que quelques nouveautés destinées à varier les plaisirs pour des parties…..mortelles ! Non seulement le nombre d’armes est satisfaisant, mais en plus chacune d’entre elles dispose de deux modes de tir, ce qui nous donne de nombreuses possibilités en terme de tuerie, comme les munitions cloutées de la Gatling ou l’obus du canon Flak. Cette versatilité dans l’utilisation des armes permet d’affronter de nombreuses situations avec la même arme, citons le Link Gun qui excelle en terme de polyvalence, capable de tuer un adversaire, et de deux manières différentes s’il vous plaît, de renforcer la puissance de feu de vos alliés en utilisant le tir secondaire sur eux, de consolider les points stratégiques acquis et de réparer les véhicules alliés ! Inutile de vous dire que cette arme se révèle très utile et donc prisée.

La petite pincée d’originalité qu’apporte cet Unreal Tournament, c’est la possibilité d’activer des « mutateurs » pendant une partie, cela prend la forme d’un mutateur permettant d’accélérer le jeu, de le ralentir, d’imposer un handicap au meilleur joueur etc. Ces petites variantes permettent de pimenter les parties lorsqu’on est un peu lassé des parties classiques. Non content de proposer un arsenal à faire rougir ses concurrents, le bébé d’Epic nous offre également une pléthore de cartes et une débauche de véhicules tous plus meurtriers les uns que les autres, le tout étant soutenu par un panel de modes de jeu convaincant, bien qu’assez convenu. On se retrouve donc avec plus d’une trentaine de cartes, des lots étant réservés à certains modes de jeu, car certaines parties avec véhicules requièrent de grands espaces, tandis que les parties de Capture The Flag se déroulent sur des cartes spécialement pensées pour ce mode de jeu. De ce fait, on a une ribambelle de maps toutes assez travaillées et plutôt bien équilibrées, ce qui permet d’assurer une bonne durée de vie même pour ceux qui ne disposent pas du Live, ce qui est mon cas.

De plus pendant la Campagne solo, vous ne combattrez jamais deux fois sur la même carte, les développeurs s’étant efforcés de proposer un tour d’horizon complet des maps du jeu. Une intention appréciable, bien qu’elle ne fasse pas de l’aventure solo un chef-d’œuvre !

Les véhicules sont au nombre des 15, 9 côté « Axon » et 6 pour les Necris. On retrouve les traditionnels types de véhicules mis à la sauce Unreal, chars d’assaut, jeep, véhicule de reconnaissance, hélicoptère et artillerie deviennent donc Goliath, Hellbender, Cicada et autres Darkwalker. Les véhicules disposent d’un design réussi et s’intègrent très bien au jeu, de plus ils ne représentent généralement pas des facteurs de déséquilibre au niveau du gameplay, car il est tout à fait possible d’éliminer un véhicule léger en quelques secondes même armé d’un fusil de base, ce qui permet de ne pas se sentir frustré lorsque on se balade à pied au milieu d’un champ de bataille. Les véhicules, un peu à l’image des armes, disposent d’une versatilité bienvenue, ils sont souvent munis de plusieurs modes de tir et certains disposent d’un plus extrêmement jouissif qui prend la forme d’une lame montée à l’avant du véhicule, permettant au conducteur de jouer les fous du volant tout en fraggant.

Quant aux modes de jeu, on retrouve le classique Deathmatch, Deathmatch par équipe, Capture de Drapeau, un Capture de Drapeau avec véhicules, un mode anecdotique proposant des combats à un contre un ainsi que le mode Guerre, le plus intéressant stratégiquement, où il faut capturer des points stratégiques, certains offrant des bonus d’armes et des véhicules spéciaux, afin d’accéder au noyau du QG ennemi pour le détruire, ce qui offre la victoire à l’équipe qui réussit à faire tout cela. La palme du mauvais goût, non justifié qui plus est, revient à l’élimination du mode « Siège » tant prisé dans Unreal Tournament 2003 sur PC, qui faisait des émules parmi tous les serials fraggeurs de la planète, en proposant des parties à objectifs très rythmées.

La jouabilité à la manette s’avère étonnamment précise et réactive, les touches tombent instinctivement sous les doigts et on enchaîne les kills en quelques minutes. Les puristes trouveront sans doute que la jouabilité au légendaire duo clavier/souris s’avère optimale, mais si tant est que l’on soit un peu familiarisé avec les manettes de console, la prise en main ne pose pratiquement aucun problème. Le seul bémol réside dans la lourdeur de l’interface de changement d’arme, qui s’avère beaucoup plus pratique sur PC, car on utilise ici la molette de la souris, très adaptée à cette action

Côté graphismes, on ne présente plus le célèbre moteur Unreal Engine 3….si ? Ok d’accord. Alors c’est le moteur graphique maison d’Epic Games, qui en est à sa troisième mouture, soit l’Unreal Engine 3. Utilisé pour la première fois dans Gears of War premier du nom il a donné une sérieuse claque graphique à la concurrence, à tel point que le moteur est utilisé par des studios concurrents qui préfèrent utiliser un produit fiable et efficace plutôt que de prendre le risque de développer leur propre moteur graphique, l’Unreal Engine se retrouve donc derrière des jeux tels que Rainbow Six Vegas 2 et Bioshock. Capable d’afficher des textures très détaillés et de représenter des nuances d’éclairages subtiles, l’Unreal Engine donne vie à cet Unreal Tournament 3. Et il faut avouer que le résultat est satisfaisant. Le jeu ne jouit pas d’une orientation artistique aussi marquée que dans Gears of War mais propose tout de même un univers visuel assez personnel, avec des couleurs vives et des contrastes d’éclairage pouvant être aussi subtils que violents. L’animation des personnages est assez banale, pas grand chose à dire là-dessus, que ce soit en bien ou en mal. Le seul point qui vient noircir le tableau réside dans le ridicule des explosions de véhicule, je ne sais pas si c’est moi mais je les trouve personnellement assez mal réussies.

Quant aux musiques du jeu, elles n’atteignent pas le niveau des pistes épiques d’un Halo ou d’un Gears of War, mais le jeu ne se prête de toute manière pas à cela. On a droit à des thèmes assez électro qui se marient bien avec l’univers futuriste du jeu, mais les musiques ne méritent pas d’être écoutées en dehors du jeu pour résumer.

La campagne solo se boucle en une petite dizaine d’heures, en niveau de difficulté moyen. Après on peut encore prendre son pied en testant tous les modes de jeu et maps en mode Partie Rapide. En général, on revient assez souvent à ce jeu, car il permet de se faire des parties rapides et musclées pour l’amateur de FPS, parfait pour passer ses nerfs entre deux séances de jeux de rôle par exemple. De plus, vu le prix du jeu (entre 20 et 30 euros sur consoles), le rapport prix/durée de vie s’avère vraiment bon, car la possibilité de faire des parties multijoueurs avec les bots comme adversaires (et qui sont d’ailleurs excellents pour des joueurs non-humains, au même titre que ceux de Gears of War 2) amène le joueur à revenir avec envie sur ce jeu l’instant de quelques parties, une fois le jeu fini. De plus, on peut faire des parties à deux sur le même écran (tout du moins sur 360, l’option étant inexistante sur la version PS3), ce qui ajoute encore de la « replay-value », le jeu restant agréable et fluide même lorsqu’on le saigne avec un ami. Le jeu en ligne s’avère moins attractif que chez les ténors du FPS tels que Call of Duty 4 et 5, Halo 3 ou encore Gears of War 2, ici pas de système d’expérience, pas de grades, pas d’armes ni d’armures à débloquer. Ce qui joue en défaveur du jeu…

Pour conclure, Unreal Tournament 3 reprend les grandes ficelles des Quake-like, mais les reprend avec brio pour proposer un jeu nerveux et rythmé. Il reprend tous les ingrédients ayant fait le succès de la série (armes, maps simples mais efficaces, rapidité de jeu, véhicules etc.), saupoudre le plat de quelques innovations discrètes et nous présente le tout sous l’emballage attractif de l’Unreal Engine 3. Malheureusement, il peine à séduire les vétérans des FPS de par son manque d’originalité et ne s’attire pas le public actuel à cause de son online peu attractif, là où un certain Call of Duty 4 fait encore fureur avec un système d’expérience diablement bien pensé.

 

Trailer du jeu :

Piste tirée de la bande-son:

 

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