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Test Fallout 3 – Xbox 360

Fallout 3, un jeu de rôle sorti en Octobre 2008 sur PC, 360 et PS3. Le jeu est développé par Bethesda, un studio américain qui possède une grande expérience en matière de jeux de rôle, puisque c’est à lui qu’on doit, entre autre, la série des Elder Scrolls, célèbre depuis le 3ème opus : Morrowind, succès concrétisé par son petit frère : Oblivion, qui a remporté un franc succès auprès des joueurs et de la critique. Le studio n’en est donc pas à son coup d’essai dans ce domaine. D’ailleurs les graphismes de Fallout 3 sont soutenus par le même moteur graphique que celui d’Oblivion, même si l’ambiance différente et le fait que le moteur ait été poussé dans ses derniers retranchements le rendent méconnaissable. Fallout 3, une bombe nucléaire ?


Une des grandes qualités des jeux Bethesda, c’est de savoir instaurer un univers fort, riche en anecdotes, lieux et personnages marquants qui arrivent à créer un univers assez crédible dans lequel on a plaisir à évoluer, et Fallout 3 ne fait pas exception à la règle, l’ambiance post-apocalyptique est assez bien retranscrite; les habitants luttent pour survivre, des vendeurs à la sauvette parcourent les Terres Désolées (la région autour de Washington après la Guerre Nucléaire où vous vous déplacerez) en quête de clients, les voitures éventrées jonchent des routes lépreuses tandis qu’au loin des ponts mutilés gisent telles des colosses aux pieds d’argile. Les dangers de la faune contribuent à cette atmosphère de fin du monde, ces satanés rataupes (des bêtes féroces aux dents pointues assoiffées de sang, enfin ce sont juste des gros rats avec des tronches de taupe quoi…) vous sautent dessus à la moindre occasion tandis que les chiens féroces ne se font pas prier pour essayer de vous déchiqueter.

Mais les pires bestioles qui infestent les Terres Désolées, ce sont les Raiders, des groupes de sales junkies armés, allumés et sadiques, enfin ils sont facile à tuer et rapportent de l’Expérience facilement donc on est assez content de les trouver en fin de compte, surtout que leurs campements regorgent de fournitures en tout genre : drogues, armes, alcools, vêtements, drogues, objets de soin, cachets contre l’aspirine, steak de rataupe, drogues etc. La multiplicité de détails lors de l’exploration de villes dévastées est assez impressionnante, on sent que les développeurs de chez Bethesda ont passé de longues heures à semer ici et là les traces d’une vie passée, et l’on ne peut qu’être admiratif devant le travail d’orfèvre accompli. Quoi de plus sympa pour l’ambiance que de se reposer dans une maison abandonnée où gisent des bouteilles de sodas vides à côté de matelas tachés après avoir réglé leur compte à une bande Raiders ?

L’univers de jeu est plus réduit que dans Oblivion, mais beaucoup plus dense, homogène et maîtrisé que dans ce dernier, où la surenchère de lieux donnait lieu (aha) à des donjons sans âme ainsi que de grandes étendues sans aucun intérêt, choses qu’on ne retrouve heureusement pas dans Fallout 3. Cette condensation se retrouve dans tout le jeu, que ce soit au niveau de l’histoire, plus courte mais beaucoup mieux maîtrisée, ou des quêtes annexes, moins nombreuses mais beaucoup plus intéressantes, ne se résumant à faire 36 allers-retours pour emmener des champignons magiques à l’elfe de la forêt avant de se rendre compte que, ô misère ! Il est parti chez son ami l’aubergiste qui habite à l’opposé de la carte, comme on y avait parfois droit dans des quêtes peu inspirées d’Oblivion.


Un autre élément de l’univers du jeu repose dans la présence la radio Galaxy News Radio, qui s’occupe de passer de la musique, de vous informer des évènements dans les Terres Désolées, en vous amenant à découvrir des quêtes par exemple, et de narrer vos aventures aux auditeurs. La musique est vraiment sympa, nous ramenant directement aux États-Unis d’après-guerre, mais malheureusement les pistes reviennent assez souvent, bien que cela soit toujours plus intéressant que la musique du jeu, assez plate. Quant aux commentaires sur vos tribulations en “Post-Apocalypsia”, ils ont assez sympas à entendre, renforçant l’impression que nos gestes ont une influence sur l’univers du jeu. Sans être du niveau d’un Mass Effect par exemple, la crédibilité de l’univers de Fallout 3 est assez plaisante et on doit se retenir de ne pas économiser l’eau en sortant d’une partie (enfin avec ce jeu ce serait plutôt, en sortant d’une nuit blanche). De plus les choix graphiques effectués aident à s’immerger facilement dans l’univers Fallout.

Soyons clairs, Fallout 3 reprend beaucoup de choses d’Oblivion, on ne peut donc pas dire qu’il apporte un véritable vent de fraîcheur de part ses mécaniques de jeu, mais il dispose tout de même de son lot de nouveautés. On peut relever le système de karma qui a le mérite de vraiment influencer l’expérience de jeu et la fin de celui-ci, tandis que dans des jeux comme Overlord, ce système de gentil/méchant atteignait vite ses limites, ici il prend toute son ampleur et rien que le fait de vouloir vivre le jeu avec un karma opposé à celui qu’on avait en finissant le jeu pour la première fois justifie le fait de refaire une seconde fois l’histoire. Le système de dialogue est vraiment bien pensé et beaucoup moins bancal que celui d’Oblivion, de plus ce sont de vrais choix qu’on a la possibilité de faire, exemple : j’entre dans une petite ville du nom de Big Town (qui n’a de Big que le nom) qui ne comporte plus qu’une poignée d’habitants, la ville étant la proie d’attaques menées par les super mutants, des sales bestioles encore plus féroces que les raiders. Ces attaques régulières ont rendus les quelques survivants peuplant la ville très paranoïaque et excités de la gâchette, si bien que lors d’un dialogue avec un allumé qui vous conseille de ne tuer personne en ville, j’avais la possibilité de répondre :”Tuer des gens ?….Hmmm, c’est une idée séduisante…”. Et à partir de là le gars me met en joue et tout ses potes commencent à me canarder alors que je ne pensais vraiment pas pouvoir provoquer une situation pareille seulement suite à mes choix de dialogue, étant habitué aux choix dirigistes et sans réelles conséquences des dialogues d’Oblivion, pour ne citer que lui.

Le jeu est également ponctué de quelques idées bienvenues, telles que l’accoutumance au drogue, qui se manifeste lorsque vous prenez trop de substances addictives (non il n’y a pas WOW dans la liste) et vous fait perdre des points de caractéristiques une fois que vous êtes en manque de la substance dite. Vous pouvez même être accro à plusieurs drogues ! Fallout 3, c’est de la bonne. La possibilité de se fabriquer ses propres armes, bien que leur nombre s’avère vite limité, apporte également un petit plus permettant de distinguer quelque peu Fallout 3 des autres RPG. Une des autres innovations qu’il faut relever, même si elle est moindre depuis Mass Effect, c’est les conséquences qu’entraînent vos choix. Personnellement j’ai vu un ami se refaire tout le début du jeu pendant une soirée, et j’ai été assez impressionné par le nombre de différences entre son début de jeu et le mien, les possibilités sont assez étendues et permettent de ne pas s’ennuyer lorsqu’on décide de refaire le jeu.

Et on arrive à un des traits les plus caractéristiques de cet opus, qui n’a eu de cesse d’être mis en avant lors de ses présentations, j’ai nommé le V.A.T.S (Vault Assisted Targeting System…ou un truc du genre.) ou S.V.A.V en franchouillard. Il consiste en une aide à la visée qui permet au joueur d’arrêter le temps pour prendre le sien afin de viser des parties précises de l’adversaire, ou même de plusieurs opposants si ses points d’action le lui permette. Cela permet de porter des coups critiques à vos ennemis et d’engendrer des dégâts spéciaux selon la partie du corps visée, par exemple si vous atteignez votre ennemi au bras il lâchera son arme ou si vous le touchez à la jambe il se déplacera beaucoup plus lentement. Ce système donne un coup de fouet aux combats hérités d’Oblivion, qui paraissent maintenant tout mous par rapport à la présentation dynamique qui nous ait offerte dans Fallout 3. I n’y a pas à tortiller, ça en jette de voir son perso arracher la tête d’un raider d’un coup de fusil à 50 mètres de distance. De plus le système sait varier souvent ses présentations, ce qui fait que même après plusieurs dizaines d’heure de jeu on regarde toujours avec plaisir ses ennemis se faire démembrer.

L’armement, quant à lui, n’est pas en reste, on a bien entendu droit à tout l’arsenal classique : pistolet, fusil à pompe, carabine, mitrailleuse, grenades etc. Mais en plus on trouve quelques engins de mort plus inspirés, tels que le fusil à plasma qui liquéfie vos adversaires, le médusatron qui les oblige à vous obéir ou encore le fameux Fat Man, ou lance-roquettes….nucléaire, oui-oui vous avez bien lu, il lance de mini-ogives qui font de gros dégâts et irradient temporairement la zone. Tiens parlons-en des radiations, un autre élément propre à Fallout, mais assez mal exploité je trouve, les cachets antiradiations sont tellement abondants que la plupart du temps on ne prend pas garde au niveau de radiations de la zone dans laquelle on se contente de foncer tête baissée.

Pas grand-chose à dire niveau gameplay, étant donné qu’aucun problème ne vient plomber la jouabilité du jeu. Les développeurs ont préféré joué la carte de la sûreté et se sont grandement inspirés des commandes d’Oblivion (pour tout dire elles sont quasiment identiques). On retrouve les gâchettes pour attaquer, les touches droites pour sauter, valider, annuler etc. Les sticks s’utilisent comme dans un FPS et on peut attribuer des raccourcis d’arme grâce à la croix directionnelle (8 raccourcis maximum, ce qui est assez pratique dans le feu de l’action). Les options du jeu sont assez souples et permettent de changer la couleur de l’affichage tête haute, ainsi que celle de votre inventaire. Vous pouvez également modifier les volumes de la musique du jeu, de la radio, du son des effets etc.

Le jeu utilisant le moteur d’Oblivion, on aurait pu s’attendre à un rendu visuel terne, au vu des productions actuelles, mais il n’en est rien. Le moteur graphique a été poussé jusqu’à ses limites et affiche fièrement des paysages apocalyptiques regorgeant de détails et d’éclairages HDR sans broncher. Les textures représentent le talon d’Achille du système, vous le verrez en examinant de près les rochers par exemple, même si ce n’est pas du tout choquant en plein jeu. La distance d’affichage du jeu fait frémir et vous serez sûrement agréablement surpris lors de votre rencontre avec l’extérieur quand vous sortirez de l’abri 101. Les visages des personnages affichent plus de détails et sont plus “vivants” que dans Oblivion même si ils gardent cet aspect un peu “plastique”.

Le jeu possède une identité visuelle marquée et appréciable, vous vous en rendrez compte dans le vieux bar de Megatown, à l’atmosphère enfumée, le ventilateur encastré dans le mur brassant paresseusement l’air en occultant périodiquement les rayons du soleil, ou en admirant les couchers de soleil aux teintes quasi photoréalistes du jeu. De plus, détail appréciable, les lumières qui filtrent de l’extérieur lorsque vous vous trouvez en intérieur sont en rapport avec l’heure du jeu, j’explicite, vous explorez une vieille usine désaffectée, et bien la lumière du jour qui passe à travers les vitres de l’usine sera celle correspondant à l’heure du jeu. Et si vous l’exploriez de nuit, et bien aucune lumière ne viendra éclairer le bâtiment.

La technique sonore est dans la lignée de ce qui se fait actuellement, c’est à dire un son Dolby Digital (pour peu que vous ayez un ensemble 5.1) ou alors une stéréo classique de bonne facture, enfin rien à dire en fin de compte. Les chargements dans le jeu sont assez fréquents mais plutôt courts, rien de gênant en somme.

Pour la durée de vie, je vais me baser sur mon expérience personnelle, j’ai fini le jeu en 40 heures, en faisant la moitié des quêtes annexes, en atteignant le niveau maximal et en traînassant un peu avant de finir (le monde est tellement attachant que j’avais pas envie de partir moi). Il faut savoir que lorsque vous finissez le jeu, vous ne pouvez plus le continuer, je vous conseille donc de faire tout ce dont vous avez envie avant de vous lancer dans la fin du jeu (qui est assez énormissime grâce à une séquence épique, qui peut malheureusement se révéler frustrante), qui ne m’a pas trop plu à cause de la vidéo de fin…vous verrez par vous-même mais elle n’est pas dans l’esprit du jeu je trouve. Car Fallout 3 se distingue vraiment de par son humour, notamment lors d’une séquence qui devrait plaire à tout gamer qui se respecte et qui se situe vers le milieu de la quête principale, je ne spoile rien, mais en tout cas moi j’ai adoré ce passage. L’humour se retrouve surtout dans les dialogue du jeu, exemples :
– Un prêtre qui m’expose tout les préceptes de sa religion dans une tirade enflammée et moi qui répond : “….Vous croyez vraiment à toutes ces conneries !?”
– Je parle à une vieille bourgeoise qui se plaint du voisinage, normal c’est une tribu de goules qui veulent squatter l’immeuble des vieux riches et je lui lance : “A mon avis, une bonne goule est une goule qui pend au bout d’une corde !”
– Un petit garçon que je dois faire pleurer, ses parents viennent de se séparer alors je lui dis :”Eh c’est ta faute si tes parents sont divorcés, et en plus ta mère m’a dit qu’elle n’avait jamais voulu de toi !” Enfin bon je ne suis pas très doué pour raconter des histoires mais sachez que le jeu dispose vraiment d’un côté comique et que ça motive à continuer, ne serait-ce que pour entendre les vannes du présentateur radio.

Au niveau de la rejouabilité, je dirai qu’elle est bonne étant donné que vous pouvez changer votre façon de jouer afin d’avoir des karmas différents, que la difficulté est modifiable et que vous ne verrez que la totalité des possibilités qui vous sont offertes en faisant à peu près trois fois le jeu. De plus les compétences et les aptitudes sont assez variées pour que vous ayez envie de faire des personnages différents afin de tester différentes combinaisons de ces deux facteurs. Néanmoins la durée de vie reste moins gargantuesque que celle d’Oblivion par exemple, mais en contrepartie j’ai trouvé que l’expérience de jeu était plus dense, plus intense.

Pour conclure, Fallout 3 est un bon jeu de rôle, mais ce n’est pas un Fallout. Si vous avez aimez Oblivion, je ne peux que vous le conseillez, mais je ne le réduirais cependant pas à un simple Oblivion 1.5, car Fallout 3 saura vous séduire de par un univers à l’ambiance travaillée, un humour donnant un cachet unique au jeu, des graphismes vraiment sympas et toute une série de trouvailles le faisant se détacher du lot. Et puis les RPG ne courent pas vraiment les rues en ce moment.

 

Trailer du jeu :

Piste tirée de la bande-son :

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